Rehabiliter la politique

Réhabiliter « la politique ».

Après l’ébranlement des présidentielles, alors que les électeurs ont renvoyé dos à dos les « partisans » d’une opposition frontale entre deux camps, qui peut penser que tout pourrait reprendre « comme avant » ?

Au-delà de l’exaspération qui s’est largement exprimée, dans des votes de rejets  nourris par de vraies misères mais aussi par un pessimisme  médiatique très prégnant, une véritable attente s’est  manifestée en faveur d’un candidat qui s’est efforcé de promouvoir l’espoir pour prix de l’effort, de proposer en refusant de diviser, en d’autres termes, les Français ont préféré le « candidat des pour » aux « candidats des contre ».

Maintenant qu’un nouveau gouvernement est formé, tous les regards convergent vers la nouvelle Assemblée. Que peut-on en attendre ?

D’abord que s’en dégage une majorité de représentants suffisamment ouverts pour passer un véritable contrat de législature (à l’image des Allemands qui y sont parvenus depuis… 15 ans, en acceptant et en construisant une « grande coalition »).

Conscients des difficultés, mais lassés des querelles subalternes, la plupart des Français attendent de leurs parlementaires qu’ils s’accordent enfin sur l’essentiel : l’emploi, l’école et la formation, la santé et l’offre de soins, l’accès aux services publics et privés, les retraites, le logement, l’environnement… Sur tous ces sujets et bien d’autres, notamment les finances publiques, des compromis sont possibles : encore faut-il vouloir les rechercher. C’est là le principal enjeu des prochaines législatives qui permettront, peut-être, un accord des modérés issus d’horizons politiques différents.

A cet égard, l’ordre du jour annoncé pour les premiers mois est clair et juste. Sans préjuger des mesures budgétaires  à prendre immédiatement, il entend répondre à une question prioritaire : la relance de l’activité et de l’emploi qui exige une profonde réforme du droit du travail. Si l’on veut voir sa mise en œuvre dès l’automne (et ne pas confondre le temps de la discussion avec celui des tergiversations…), la procédure des « ordonnances », plus rapide, est une nécessité. Il dépendra du Parlement de l’autoriser. Qui l’approuvera ?...

Cette question-test en appellera beaucoup d’autres, certes – au-delà de la loi de moralisation de la vie publique – mais elle éclairera surtout d’emblée nos concitoyens sur la capacité réelle des nouveaux élus à conduire et assumer des réformes essentielles pendant les cinq années à venir.

Est-ce trop demander ?

Ce n’est pas formuler un mince espoir, en effet, que de souhaiter retrouver l’efficacité de l’action publique,  de faire prévaloir l’intérêt général et, ainsi,  réhabiliter  la politique.

Michel Piron

Député de Maine-et-Loire

 

Michel PIRON

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